Archive de la catégorie «Pour la Bonne Cause»

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Greenpeace & SarkObama : les raisons du succès

décembre 5, 2008

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Allelujah !!!

Chic, mystérieuse, pour une belle cause…

La campagne street/guerilla menée par Greenpeace pour inciter Sarkozy à s’engager pour l’environnement a connu un franc succès.

JT, radios, Internet, tout le monde a relaté, tout le monde s’est interrogé et tout le monde a dit “Wouah, trop bien”.

Quel bonheur pour Hors:Cadre, défenseur du message créatif et alternatif, de voir enfin une campagne de grande ampleur sortir des supports habituels !

De toute façon, ca ne pouvait pas foirer. Pourquoi ? Car ici Greenpeace (et son agence mystère ?) a respecté les règles principales d’un succès street marketing.

1 – Les supports traditionnels, tu banniras : ben oui, l’achat d’espace, les encarts balisés “pub”, ca entache tout de suite le message de “vendeur”, donc de polluant, non-spontané et pas libre. L’affichage sauvage lui, est le symbole historique de la résistance.

2 – Une grande ampleur, tu prendras : il ne s’agit pas ici de quelques affichettes sur la boîte aux lettres mais bien d’une razzia (très parisienne mais quand même) notamment sur les espaces libres (légalement donc) d’affichage politique. Ça se voit DONC on en parle.

3 – Le mystère, tu fomenteras : pas de signature, pas de revendication directe, pas de message trop connoté, c’est la clef du succès : les fantasmes prennent le relais et on adore.

4 – Artistique et esthétique, tu resteras : affichage sauvage ne doit pas entraîner pollution visuelle gratos. On a aimé SarkObama car on a reconnu Shepard Fairey, qu’on trouve design et qu’on sait “rebelle”. Son trait est agréable et le jeu de la parodie a intensifié le mystère.

5 – Sur un événement récent et connu, tu surferas : ici, on a tous reconnu l’affiche et le slogan mythique d’Obama. Ces éléments sont bien ancrés dans la mémoire collective fraîche, donc aucun risque de ne pas éveiller la curiosité. On s’est donc gratté le menton pour faire le lien avec Sarkozy.

6 – Surtout, pacifique, tu resteras : voilà qui est crucial ! Même si c’est sûrement frustrant pour les membres de Greenpeace qui auraient, j’en suis certain, eu d’autres noms d’oiseaux pour le président de la République !

Mais argumenter au lieu d’insulter ou de moquer, c’est l’assurance d’être crédible et de ne pas briser le dialogue. Ça fait chier, mais c’est comme ça !

Yes you must” est donc directif mais pas plus. L’éventualité d’une blague d’ado ou d’extremistes et donc écartée.

Bon ben vous savez tout, maintenant à vous de jouer !

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Les Jeux en valent-ils la chandelle ?

avril 8, 2008

Revenons un instant sur les événements d’hier et le chahutage du passage de la flamme olympique dans les rues de Paris, après celles de Londres et très probablement celles de San Francisco aujourd’hui.

Mis à part le thème des droits de l’homme dont le débat n’a pas place ici (mais que nous soutenons à 100 %), qu’y a-t-on vu ?

Des efforts démesurés des défenseurs d’une cause, afin de remettre en question une prestation purement officielle et établie par le “système”.

Ce qui a le plus frappé les esprits ?

Probablement bien davantage les drapeaux noués sur les flancs de la Tour Eiffel (ou ceux du Golden Gate de San Francisco) que les militants isolés se jetant sur le briquet géant.

Et ce sont finalement les mises en places “préméditées”, pacifiques et différentes, de type street marketing, qui ont offert un impact fort auprès du public et des médias.

Une stratégie qui s’impose donc naturellement, parfois même inconsciemment.

Dès lors, une question me taraude : pourquoi ne pas avoir fait appel à une agence (même anonymement pour les gros froussards) pour imaginer et mettre en scène un dispositif encore plus créatif et donc encore plus impactant ?

Car, pour une fois, les jeux en auraient vraiment valu la chandelle…

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Le cas [anti]mouflet

avril 3, 2008

Bonjour mes petits amis,

si je jaillis aujourd’hui d’une longue hibernation, c’est pour revenir en grande forme, et surtout encore plus vénère !

Oui, “vénère”. (je connais plein de mots cool comme ça).

Bon bref, le sujet du jour : les dérives anti-morales de la pub à travers le sujet le plus pur, le plus tabou, le plus intouchable donc : nos chères têtes blondes. Si.

2 spots et 1 affiche sont à mon humble avis, particulièrement affligeants sur les pulsions mercantiles des pubards, leur déni total de tout valeur morale et certainement aussi leur pauvreté créative.

Le premier (en date) : Les sandwiches Daunat et “La future maman qui gifle la main de son bébé pas encore né pour pouvoir se taper un sandwich SNCF à 2 balles cinquante“.

En plus de ça, la terrible référence à Alien et au corps étranger s’extirpant lui-même du ventre (“beuaaaaaaah”) n’est pas vraiment ragoûtante pour une réclame de manger. Le stagiaire de l’agence a pourtant dû le dire mais bon, il y comprend rien, il est stagiaire.

Bref, passez voir les forums de “mamans” à ce sujet, les avis sont catégoriques.

Deuxième lauréat de “je retourne tous les gens qui m’aimaient contre moi” : Canal J et “Les enfants méritent mieux que ça“.

Qu’y voit-on?

Un père du tonnerre (remarquez que c’est lui qui garde la petite et qui fait la bouffe, rien que ça) qui se colle deux asperges dans les narines pour faire marrer Kimberley. Elle, bien sûr, s’en “bat la race” et préfère écouter le dernier M Pokora sur son iPod Nano.

Alors de deux choses l”une :

1 – Moi qui ai pour habitude de m’enfoncer toutes sortes de légume dans les narines, je peux vous assurer que c’est totalement désopilant, et que personne n’y résiste. Alors là, quand vous voulez.

2 – Evidemment, Canal J nous suggère ici d’arrêter d’essayer de nous occuper de nos mômes, et de les coller plutôt devant la téloche. C’est bien mieux pour leur équilibre. Sans compter la subtile notion au : “vous cassez pas à essayer de faire des choses gratuites, vous n’arriverez jamais à la cheville de ce qui est payant“. Belle époque.

Enfin, last but not least, le dernier gagnant de la trilogie des losers : Petit Bateau et “Vos gueules les mioches“.

Etrange de la part d’une marque qui nous avait habitué à des spots “knackis Herta” qui donnaient envie de serrer son doudou. Ici, deux mamans papotent chiffon et les enfants, ben ils s’amusent, ils font du bruit. Des mouflets, quoi.

Et en les faisant taire, grâce à la télécommande magique, voire en les titillant un peu avec un subtil “play/pause” les mamans sont bien soulagées de plus entendre les sales gosses à qui elles ont pourtant acheté des fringues hors de prix sur les conseils de mamie.

L’intérêt des marques ? Nulle part. Les enfants-objets ? Partout.

Bref, 2008 s’annonce rude sur le plan des valeurs humaines (“vous avez chauuud ?“) et Hors:Cadre veillera au grain tel un justicier masqué.

Et toc.

Les 3 pubs en question :

Daunat et le retour d’Alien (version spéciale) :

Canal J et super papa :

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Petit Bateau et “hop tu cries, hop tu cries plus”

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Gorevertising

février 28, 2007

Le street marketing a-t-il la même éthique que la pub médias ?

On est en droit de se poser la question avec ces 2 campagnes susceptibles de choquer le passant, alors qu’elles ne poseraient pas plus de questions à l’écran (royaume de la fiction).

Que ça soit de la dérision comme dans l’opé ci-dessous (pour Les Sopranos en collaboration avec les taxis new-yorkais)…

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…ou de la Real Ad (pour la sécurité routière à Sao Paulo : “Atravesse na faixa” = “Traversez sur les passages cloutés“), on aime ou on abhorre mais une chose est sûre, ça ne passe pas inaperçu.

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Art Torturé

février 22, 2007

Y’a pas à dire, les grandes causes font souvent de grandes campagnes. Théorème confirmé avec ce happening d’Amnesty International au musée d’art moderne de Mannheim, en août 2006, basée sur le vieux principe :

la réalité dépasse toujours la fiction.

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