La nouvelle vient de tomber : aujourd’hui un personnage Lego de 2,5 mètre a été retrouvé par des enfants, échoué sur une plage de de Brighton en Angleterre.
Mystère !
Et les rumeurs vont forcément bon train : le personnage serait-il tombé d’un navire hollandais ? (Des inscriptions en néerlandais ont été trouvées sur le bonhomme de plastique).
Serait-il tombé de la poche du Géant Vert ? Ou d’un mouflet extra-terrestre ?
En tous les cas : l’invasion semble avoir commencé… Tin tin tiiiin…
Bref, à n’en pas douter, cette énigme sent le guerilla marketing à plein pif et je vous fiche mon billet que la firme danoise va nous sortir la sortie d’un nouveau produit qui tue tout dans quelques jours.
Quand c’est la presse d’actualité qui relaye votre opé publicitaire, c’est juste la grande classe…
Je me demande juste quel est l’équilibre entre vouloir dire “mon produit est tellement entré dans les moeurs, qu’il est devenu de consommation courante” et “mon produit est finalement bien cheap et se vend comme une canette de Canada Dry“.
Cette fois c’est sûr, l’Internet (très important le L’, à l’ancienne) est vraiment devenu un réflexe. Pour tout, tout le temps.
Evidemment la révolution culturelle, c’est pas tout à fait ça parceque aujourd’hui, Internet c’est plutôt la “nénette” qui rend les petits services de feu le Minitel.
A quelle heure qu’ils jouent “Bienvenue chez les Ch’tis” au cinoche ? Combien de temps que ça doit cuire déjà un roast-beef ? Putain, mais il est mort Jacques Martin ou pas ? Etc…
Même le supporter italien lambda s’y met, lorsqu’il accueille la Juventus de Turin, à domicile.
Autrement plus finots que nos supporters du PSG à nous et leur banderole débile, ces tifosis on cherché “Juventus” sur Google.
Celui-ci leur à proposé “Forse cercavi : merda ?“
Ou quand la créativité des supporters de foot rejoint celle de Michel Gondry, mon héros (www.bekindmovie.com).
Qui l’eût cru ?
(Forse cercavi = voulez-vous dire) (Ci-dessous version contre Lugano)
aujourd’hui, intéressons-nous au symbooooole élévateur de notre société de consommation décrépissante et néo-amnésique des valeurs de l’effort, j’ai nommé : l’Escalator.
En effet, sous ce nom barbare digne d’un monstre de série Z (“Eskalatôôôr…”), se cache un ami rampant, toujours prêt à rendre service et parfois simplement décoratif lorsqu’il est entretenu par la RATP. (hu hu, eskalatôôr).
Bref, nous avons tous pris l’escalator pour l’utile, voire l’agréable (attention les pieds à l’arrivééééée) et c’est la raison pour laquelle les marketeux n’ont pas hésité à sauter sur l’occasion. Ce qui est casse-gueule, admettez-le.
Alors voici un petit florilège de campagnes street utilisant assez finement l’accessoire. Evidemment, il faut se représenter la chose en mouvement, hein, sinon c’est un peu fade, forcément.
Coup de coeur pour la plus trash, que j’apellerai “de la tête aux pieds”, et dont on imagine le reste du corps mouliné par la machine comme un jambon à l’os chez eul’tripier de la rue Popincourt.
Drôle d’opération de la part de Sony pour sa PSP en Italie.
En effet, la firme japonaise a distribué des fausses couvertures de livres “sérieux” à des étudiants afin qu’ils puissent batailler tranquilou à Tekken pendant le cours de physique quantique.
Il y a même un résumé de l’oeuvre à l’intérieur pour pouvoir justifier sa “lecture” en cas d’intrusion d’un professeur trop curieux !
Visuellement c’est assez saisissant et même carrémment réussi, mais bon.
Pas certains que ces School Gamers deviennent un jour développeurs de talent chez Sony…
Soit, les Geek ne sont pas les plus grands sportifs et ne posent que rarement les pieds sur autre chose que leur repose-panard massant USB II. Mais les bougres sont férus de marques, et cibles prioritaires des campagnes virales.
Le produit ? Ici on s’en tape bien du moment qu’on rigole !
Dans la série “Astuces qui font vraiment comprendre ce que peut apporter le produit” (damned, il me faudrait un nom plus vendeur…), voilà deux exemples utilisant la mise en situation.
Le première est positive… mais frustrante !
Ding dong ! On sonne à la porte juste avant l’heure du dîner un soir de Ligue des Champions…
Un coup d’oeil par le Judas, et bonheur ! Le livreur poireaute juste derrière avec sa pepperoni fumante.
Aussitôt, l’ascenseur émotionnel plonge en sous-sol et voilà créé le besoin auquel vous n’aviez pas songé.
La seconde, plus rare, est négative et, grosso modo, se fout carrément de votre tronche.
Oui, les auréoles sous vos bras commencent à fouetter secos, à force de faire du shopping. En bref, vous daubez et les gens (scotchés sur les coulissantes) sont obligés de s’écarter à votre passage, ah ah.
Ici, on ne crée pas le besoin, non, on vous le fait plutôt “sentir”…